1) DEBAT DE POLITIQUE GENERALE SUR LE CONGRES NATIONAL
(NB : le rédacteur du présent compte rendu n’a pas assisté à la première série d’interventions, qui ont été retranscrites à partir de supports transmis par les intéressés)
Guy D. estime qu’en faisant référence au sens de l’honneur, que certains responsables socialistes auraient perdu, Ségolène ROYAL réintroduit de l’éthique dans notre débat politique interne. A
cet égard, il souligne que deux vieilles maladies de la social-démocratie nous guettent.
La première maladie est incarnée par Eric BESSON qui a condamné violemment la ligne politique de SARKOZY avant d’en appeler, au lendemain de sa victoire, à l’unité et au rassemblement et de se
précipiter sur le premier strapontin ministériel. Mais cette première maladie est également incarnée par la Motion C qui indique que l’avenir du PS ne peut être le passé de la social-démocratie
européenne mais qui, à la première occasion venue, s’ouvre aux orphelins de Dominique STRAUSS-KAHN. Une telle confusion est à proscrire chez les responsables de Désirs d’Avenir, qui doivent
éviter de laisser croire que rien ne sépare la ligne « majoritaire » (50,05%) de la ligne minoritaire (49,95%) et que le Congrès de Reims ne correspondait qu’à la confrontations de trois ou
quatre écuries présidentielles, pour le plus grand bénéfice de Nicolas SARKOZY, de François BAYROU et du NPA. La minorité doit donc participer à tous les combats, proposer, critiquer pour que
demain nos thèses deviennent majoritaires.
La seconde maladie est la " Fabiusité" qui consiste à exiger que l’on consulte démocratiquement tous les militants sur un sujet important, mais à ne pas tenir compte des résultats de cette
consultation s’ils ne sont pas conformes à son désir ou à son ambition, sans manquer une occasion de se répandre dans les médias pour descendre en flamme le Parti, sa direction et sa ligne
politique. Les responsables de Désirs d’Avenir doivent éviter de tomber dans cette déviance pour ne pas perdre eux aussi le sens de l’honneur. La ligne doit être la suivante : combats d’idée à
l’intérieur du Parti socialiste, et solidarité politique à l’extérieur du Parti.
Jean-Luc B. souligne que pour sa part, il est rassuré que la Motion E n’aille pas plus loin sur le terrain judiciaire de la contestation des résultats, car cela nuit à l’image du PS et à la
nécessité de construire un parti de masse et ouvert, un parti attractif. Il insiste sur le fait qu’il faut se battre sur le terrain de la communication et du travail de rue. Il invite à ne pas
oublier l’exemple de la Floride en 2000 avec les soupçons de triche massive qui n’ont pas empêché Georges BUSH d’être réélu quatre ans plus tard. Il faut donc garder cet exemple en tête et
obtenir une réforme profonde du mode électoral avec des règles précises de vote et de contrôle au niveau des sections, avec un choix clair entre un scrutin majoritaire et un scrutin
proportionnel pour éviter la situation actuelle où un premier secrétaire majoritaire auprès des militants se retrouve minoritaire au Conseil national. Par ailleurs, il faudra s’interroger sur
l’utilité du Congrès, car les militants s’expriment par le vote d’une motion avant le Congrès, qui peut être remis en question après le Congrès. Le Congrès doit servir à constituer une équipe
politique autour d’une ligne politique.
Enfin, il faut prendre conscience que la situation économique et sociale est exceptionnelle et qu’elle risque de dégénérer en casses majeures dès 2009-2010.
Pour conclure, il faut parler de notre projet et pas de notre cuisine interne et il faut prendre position sur des mesures exceptionnelles concernant par exemple des ratios dans l’écart maximal
des salaires les plus hauts et des salaires les plus bas, envisager un coût très élevé de licenciement, être créatifs sur les dossiers des retraites, de l’éducation, de la santé et du logement
sans se contenter du rafistolage.
Daniel ASSOULINE insiste sur la nécessité de préparer la suite. La raison de l’échec relatif à l’occasion de l’élection de la Première secrétaire est à méditer : un excès d’angélisme a conduit
à oublier que le vote ne se présentait pas dans les mêmes conditions que celui relatif à l’investiture pour la présidentielle ; en effet, dans le dernier vote, le vieil appareil a été mis sur
la défensive, ce qui a entraîné, d’une part, la règle de l’adhésion après le 30 juin 2006 pour se mettre à jour des cotisations 2007 et 2008 sans avoir été radiés qui a écarté des dizaines de
milliers de militant ; d’autre part, des manipulations de votes dans certaines sections ; et enfin, la tenue d’une commission de récolement partiale.
La piste judiciaire envisagée par les soutiens de Ségolène ROYAL au lendemain du vote pour sanctionner les manipulations et trucages divers a été écartée : les recours peuvent en effet durer
deux à trois ans ; leur impact sur l’opinion est dangereux. Pour autant, on ne pourra pas préparer le prochain congrès de la même manière. Une véritable transparence devra être assurée :
scrutateurs, huissiers, magistrats….
La première exigence vis-à-vis de Martine AUBRY est la Rénovation, qui se mesurera d’abord en fonction de l’ouverture du Parti et du niveau auquel seront fixées les cotisations d’adhésion :
l’engagement militant doit se valoriser par rapport au temps consacré et non par rapport au montant payé. La Rénovation se mesurera ensuite en fonction de la méthode d’élaboration du projet
socialiste, laquelle devra se faire en dialogue avec la société ; si Martine AUBRY est prête à cela, il faudra la suivre. Se positionner dans le parti, c’est être en situation de proposer, de
soutenir ce qui va dans le bon sens dans le parti. Il faudra construire cela en toute loyauté, sans l’affaiblir car on risque de perdre les européennes, les régionales et l’élection
présidentielle.
Annick L. estime que l’élaboration du programme du parti et l’amélioration de son fonctionnement sont à mener de front car les deux sont liés, y compris dans le temps. Redorer l’image du parti
revient à le rendre plus crédible et attractif. Pour cela parler d’une seule voix, oui, mais dans la liberté, pas de manière monocorde ; or la liberté suppose de pouvoir dialoguer et de ne pas
chercher à caporaliser. Il est aussi nécessaire de donner des gages sur les progrès que peut faire le parti, des gages aux socialistes et des gages à l’ensemble des citoyens : revoter
l’élection du/de la Premièr(e) secrétaire, là où cette élection est apparue litigieuse, y contribuerait certainement. Pour préparer le prochain Congrès, il faudra bien expliciter ses modalités
et mettre en ligne des relevés de décision.
Nadine G. estime important de « surfer » sur ce qui vient d’arriver ; beaucoup de monde s’est intéressé à quelque chose de très interne au PS. Les gens qui travaillent dans une organisation
pyramidale se sont reconnus dans ce qui se passait au PS. Il nous appartient d’incarner la modernité tout en veillant à ce que l’on n’oppose pas la forme et le fond ; et surtout ne pas baisser
les bras car c’est un moment favorable.
Merché ZUNIGA insiste sur la nécessité de soutenir tout ce qui se fera de positif dans le Parti, à condition que les représentants de la motion E soient pleinement associés à la direction du
parti, à celle de la Fédération comme c’est le cas pour le secrétariat de la section Léon BLUM.
2) REPRESENTATION DE LA MOTION E DANS LES INSTANCES LOCALES
> SECTION
La représentation de la Motion E au sein de la commission administrative :
Merché ZUNIGA rappelle que la Motion E a obtenu 155 voix lors du vote du 6 novembre, soit 26,63% des suffrages exprimés. Ce score permet aux soutiens de la Motion E de disposer de 10 membres au
sein de la section, pour 17 membres au titre de la motion A, 6 pour la motion C, et 3 pour la motion D soit un total de 36 membres. Il est également rappelé qu’à l’occasion de l’assemblée
générale de la motion E qui s’était tenue le 8 novembre dernier, une liste ordonnée et paritaire des membres titulaires de la commission administrative avait été votée. A ces membres titulaires
s’ajoutent les membres de droit, qui sont soit des élus locaux, soit des camarades désignés au titre des instances fédérales et nationales du PS.
Pour la Motion E, les membres de la future commission administrative de la section sont les suivants:
Membres titulaires :
- - Patrick TAGHETTI,
- - Merché ZUNIGA,
- - Baptiste BONDU,
- - Alexandra TRINH,
- - Mohamed HAMROUNI,
- - Aude FRUNEAU,
- - Christophe HARNOIS,
- - Cécile FOUGERE,
- - Cécile COLOM et
- - Sébastien LESUR en remplacement de Frédéric OYHANONDO.
Désigné pour être membre des instances fédérales, Frédéric OYHANONDO est devenu membre de droit de la CA ; conformément aux engagements au sein de l’équipe d’animation, il libère une
place de membre titulaire au bénéfice du camarade suivant sur la liste ordonnée, qui est Sébastien LESUR.
Membres de droit :
- - Daniel ASSOULINE (élu),
- - Dominique KIELIMOES (élue),
- - Sophie PRADINAS (élue),
- - Jean-Pierre CORSIA (élu),
- - Prunelle BLOCH (élue),
- - Frédéric OYHANONDO (instances fédérales),
- - José MUNOZ (instances fédérales),
- - Emmanuel CHANSOU (instances fédérales).
S’agissant des instances fédérales, il est rappelé que seuls 2/3 des membres du Conseil Fédéral ont été désignés à l’occasion du Congrès Fédéral du 9 novembre ; le tiers restant du
Conseil Fédéral ainsi que les membres des autres instances fédérales (bureau fédéral des adhésions, commission des conflits, commission de contrôle financier) seront désignés dans un second
temps.
Les négociations avec le secrétaire de section pour un accord de direction
La Motion A ayant accepté, en accord avec Patrick BLOCHE, de faire participer étroitement les représentants de la Motion E à la direction de la section, la candidature de Merché ZUNIGA au poste
de secrétaire de section avait été retirée. Le contenu concret de l’accord de direction a été négocié, en leur qualité de mandataires de la motion E, par Merché ZUNIGA, Prunelle BLOCH et
Patrick TAGHETTI avec Michel PUZELAT, candidat au poste de secrétaire de section au titre de la motion A.
Les engagements suivants ont été obtenus : :
- - un bureau de section complètement paritaire ;
- - une direction collective avec des tâches partagées conformément à un accord de répartition des responsabilités qui sera confirmé lors de la réunion de la CA du 6 décembre prochain.
L’objectif est de constituer un secrétariat qui travaille au quotidien, autour du secrétaire élu (Michel PUZELAT). Dans la continuité du précédent bureau, le Trésorier sera Philippe WEHRUNG
La participation de la Motion E au secrétariat de la section est la suivante :
- - Merché ZUNIGA est proposée pour les actions militantes et les relations extérieures
- - Patrick TAGHETTI est proposé pour la fonction de délégué à l’accueil des nouveaux
- - Baptiste BONDU est proposé pour la formation
Les responsabilités négociées sont les suivantes :
- - accueil des nouveaux (E),
- - actions militantes (E),
- - formation (E),
- - quartiers (A),
- - logistique (A),
- - communication (A),
- - relations extérieures et élus (C) ou (D),
- - projets et commissions : (C) ou (D)
Merché ZUNIGA insiste sur le fait qu’un travail très important doit se mettre en place dans les quartiers, en raison du projet de fonctionnement décentralisé de la section. Il importe donc que
des référents pour la motion E se positionnent dans les équipes d’animation des quartiers. En effet, l’accueil des nouveaux militants se fera au niveau de la section tandis que leur intégration
sera assurée par les quartiers.
Des précision sont apportées sur l’accueil des nouveaux : tous les nouveaux adhérents seront accueillis par Patrick TAGHETTI, qui recevra un email en même temps que les principaux responsables
des quartiers ; un lien se fera avec Baptiste BONDU pour que les militants puissent participer à des séances d’accueil et de formation. Le lien avec les responsables de quartiers est d’une
importance capitale pour que l’accueil soit plus concret
> FEDERAL
Il est rendu compte qu’au niveau fédéral, le Pacte Rénovateur servirait de support politique à la Motion E. La Direction du Pacte Rénovateur sera constituée par les représentants élus au bureau
fédéral ainsi que les secrétaires fédéraux éventuellement désignés au titre de la motion E. Le Pacte rénovateur se substitue à la motion E, et fusionne les apports de la motion B et de diverses
sensibilités : par exemple, les signataires de la contribution de Julien Dray ou, dans le 11ème, les signataires de la contribution Besoin de Gauche (P.Moscovici). Le Pacte Rénovateur est animé
au plan politique par David ASSOULINE, qui a été désigné comme candidat au poste de Premier Fédéral. Le délégué général du Pacte est Philippe MOINE.
Plusieurs camarades de la section Léon Blum ont été désignés par le Pacte Rénovateur afin de siéger au Conseil Fédéral : Daniel ASSOULINE, par ailleurs désigné pour siéger au Conseil National
du PS ; Merché ZUNIGA ; Prunelle BLOCH ; Frédéric OYHANONDO et José MUNOZ. En complément de cette première liste, Alexandra TRINH est susceptible d’être désignée dans une instance fédérale, de
même que Emmanuel CHANSOU.
Au cours des échanges entre les participants à l’Assemblée de Motion, les pistes de travail suivantes ont été évoquées : mise en place d’un parrainage, pétition pour un code électoral du PS,
travail en réseau avec le niveau national, accueil et intégration des nouveaux arrivants, actions visant à attirer de nouveaux militants, engagement dans les activités du Parti, possibilité de
souscriptions et d’appels aux dons pour les militants en difficulté….
Il est rappelé qu’un séminaire de travail de la commission administrative se tiendra fin janvier 2009 prochain pour élaborer le projet de fonctionnement de la section. Pour préparer ce projet
de manière participative, les soutiens de la Motion E/Pacte Rénovateur sont appelés à se réunir le :
La prochaine réunion de la Motion E aura lieu en janvier 2009
À l’issue des travaux, un pot de convivialité sera offert.
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